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Petite fille de 20 mois et ses colères - 2010/11/03 21:40(J'ai l'impression que mon message ne s'enregistre pas du coup je fais une nouvelle tentative)
Bonjour!
J'ai lu avec intérêt (et plaisir!) vos livres Il n'y a pas de parents parfaits et Au coeur des émotions de l'enfant. Je ne sais pas parfois comment me comporter avec ma fille aussi je me permets de vous demander conseil. Voici un exemple de situation concrète que je rencontre : Enrhumée, elle refuse de garder ses chaussettes aux pieds et marche pieds nus sur le sol froid. Je lui explique pourquoi je désire qu'elle les garde, je lui propose de changer de paire, sinon de mettre ses chaussures ou de jouer sur le tapis. Rien n'y fait.
Que puis je faire ? les lui mettre de "force" au final?
Exemple du même type quand elle refuse avec force et cris un médicament? Je n'arrive pas à la forcer du coup la plupart du temps, je renonce.
D'autre part, elle rentre dans de fortes colères (par exemple quand je refuse de lui donner encore un autre gâteau quand elle en a beaucoup mangé déjà)elle se roule par terre en hurlant. Je la laisse faire en lui disant qu'elle a le droit d'être contrariée et de l'exprimer, j'essaie de lui proposer un autre chose à la place ou une activité, un jeu mais j'ai l'impression qu'elle ne m'écoute pas -ou ne m'entend pas !
Et quand elle se calme, elle revient plusieurs fois à sa demande contrariée dans la journée par la suite et à chaque fois elle a la même réaction. Je me sens désemparée. Quelle serait l'attitude plus constructive et plus efficace que je pourrais avoir avec elle ?
[i]Enfin, mon plus "gros" soucis : Suite à une bronchite il y a 2 mois où elle était réveillée par ses quintes de toux la nuit, elle a gardé l'habitude de se réveiller plusieurs fois par nuit.
Elle pleure jusqu'à ce que je la prenne dans mes bras et il faut que je la berce pour qu'elle se rendorme et que je la repose dans son lit. J'ai essayé de la faire dormir dans notre lit, de dormir à côté de son lit, de lui expliquer que j'avais besoin de dormir la nuit sans être dérangée sans cesse et que j'ai mal au dos de la porter aussi longtemps (il faut 1/2 h de "promenade"minimum pour qu'elle se rendorme). Je n'ai obtenu aucun résultat, ni même une petite amélioration.
A noter que si c'est mon mari qui y va, elle se met en colère, hurle plus fort, le repousse, se cambre etc... jusqu'à ce qu'elle soit dans mes bras.
Je suis fatiguée et irritable (et elle aussi d'ailleurs)la journée et le soir je redoute de m'endormir car je sais que peu après elle va me réveiller. Ce qui me fait peur c'est que je commence à lui en vouloir de se comporter comme ça et d'être franchement agacée quand elle me réveille pour la 4ème fois de la nuit. Je précise que je ne travaille pas donc elle me voit toute la journée. Faut-il prendre sur moi et accepter cette situation ou y a t-il quelque chose d'autre à faire ?
Un grand merci de m'avoir lue et j'attends votre réponse avec impatience.
Bertille
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Mystille
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Re:Petite fille de 20 mois et ses colères - 2010/12/12 11:56coucou,
Personne pour m'aider ? Je ne sais plus trop quelle attitude adopter avec elle ? Je suis incapable d'utiliser "la force " du coup je ne sais pas comment faire pour lui couper les ongles quand elle refuse ou pour lui nettoyer le nez ou lui donner un médicament? Je ne me vois pas la maintenir et lui administrer de force.
merci pour votre aide ou vos témoignages.
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chouckoala
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Re:Petite fille de 20 mois et ses colères - 2010/12/13 16:01Bonjour,
J'ai lu votre message qques temps en arrière et préferais alors laisser une professionnelle vous répondre. Mais à défaut, je vous envoie ma réponse en tant que maman, avec ma petite expérience de 22 mois, orientée par les pédagogies telles que Montessori, communication non violente, etc... Egalement vous parler d'une conférence sur le sujet "2-3 ans, âge des conflits et de l'autonomie" animée par une psychothérapeutre, à laquelle j'ai pu participer récemment. Peut etre que cela vous aidera avec votre poupette...
Alors, pour commencer, votre puce rentre dans une période où elle voit qu'elle a la possibilité de s'affirmer et changer le cours des évenements. C'est une grande découverte et évidement, elle va utiliser cette clé pour gérer son quotidien. Elle est en pleine phase de construction de sa personnalité et son "moi" est en train de se forger, phase qu'il est très important d'accompagner pour le développement de sa personnalité. Elle doit prendre confiance en elle, voir qu'elle est capable de maîtriser les choses, et l'accompagner en ce sens est la bonne voie...Et en même temps, c'est à ce moment que nous, en tant que parents, nous allons lui apprendre des règles de la vie, importantes à respecter et qui l'aideront à vivre en société ensuite, à s'intégrer, à se faire des amis (cela passe le respect d'autrui).
La psy parlait alors de quelquechose de crucial dans notre rôle de parent. Quand notre enfant nous "tape sur le système", elle insistait sur le fait de PRENDRE DU RECUL. C'est notre enfant, mais sa colère n'est pas dirigée à notre égard..ne pas prendre les choses pour soit "elle fait exprés de m'énerver...!". Non, il est primordial de prendre du recul et de se positionner en EDUCATEUR! C'est notre "mission" de parent: lui apprendre des règles, qui lui permettront de se socialiser... Et c'est un long chemin (les années de 2 à 5 ans sont primordiales). Cela passe par notamment savoir etre ferme. Ferme ne va pas dire autoriataire, mais c'est le juste milieu entre le laxisme et l'autoritarisme. De mon point de vue, je suis une maman très douce, très respectueuse de ma fille. Le mot "ferme" a commencé à me parler suite à cette conférence. Depuis, j'ai compris qu'etre ferme peut juste passer par une phrase prononcé avec un ton affirmé, et sure de soit. Je l'ai expérimenté moi même et, en étant sure de mon choix, ma voix et mon intonation sont sensiblement différentes et j'ai le sentiment qu'elle ne cherche pas à aller contre. Je suis impréssionnée de la différence.
Pour autant dans la relation avec notre fille, nous sommes essayons de l'aider dans son développement, dans son autonomie le plus possible. Maria Montessori parle dans un de ses ouvrages de ce qu'on a l'habitude de nomme des "caprices". Elle explique très bien que l'enfant est en quête perpetuelle d'apprentissage et que, le laisser faire seul peut satisfaire son envie vitale de se débrouiller... Voici un extrait : L’esprit de l’enfant est disposé, jusqu’à ses racines, à l’obéissance. Seulement, quand l’adulte lui demande de renoncer à la commande du moteur qui le consrtuit avec des lois inaltérables, l’enfant ne peut pas obéir. C’est comme si, à l’époque de la dentition, on lui demandait d’arrêter celle-ci, d’empêcher ses dents de sortir. Les caprices et la désobéissance de l’enfant sont les explosions d’un conflit vital entre sa poussée créatrice et son amour de l’adulte, qui ne le comprend pas. Quand, au lieu de l’obéissance, celui-ci rencontre le caprice, il doit toujours penser à ce conflit ; il est en train de compromettre un acte vital, nécessaire à la croissance de l’enfant.” MM extrait de “l‘Enfant“
Une autre citation: Les problèmes éducatifs ont leur origine dans le comportement des adultes : "L'adulte est cette énergie toute puissante qui domine l'enfant et l'empêche de se développer"
En partant de ces postulats, nous essayons au quotidien de l'aider à faire seule ("Aide-moi à faire seul" est LE principe de base de Montessori). Ainsi, chaque action du quotidien est tournée autour de ces principes... (Il faut souvent se maîtriser car on a toujours tendance de faire ces 10.000 petits gestes quotidiens à leur place car nous sommes plus rapide... il faut souvent retenir notre impulsion de faire à leur place!)
Pour des exemples concrets en lien avec vos questionnements... - Ma fille a un rhume. Elle doit avoir un spray nasal. Je lui explique. Elle ne veut pas. Je lui propose de faire seule. Elle met l'embout dans son nez et c'est moi qui appuie. Elle ne veut pas. Je lui dis simplement, calmement et fermement que c'est moi qui doit le faire. Ok ça passe... - Les chaussons: on lui montre une fois comment faire, et à elle de les mettre toute seule...Si au bout d'un moment ils ne sont pas mis... Allez, c'est moi qui les met... dans le ton du jeu aussi qui marche très bien.... - Les ongles: c'est un jeu: on a deux paires: des bleus et des roses. ils sortent du panier: lesquels veux tu ??? Elle choisi les bleus et je garde les roses. Elle s'exerce avec sa paire tandis que je coupe l'autre paire. Son envie de faire est comblée...
...Egalement, tout l'environnement ds lequel elle évolue à la maison est étudié pour qu'elle puisse participer: balais, assiettes, couverts, verres, etc... On lui fait confiance, on l'encourage.. Un verre renversé, elle sait où est son éponge pour essuyer et le fait volontairement. Elle apprend, on ne dispute pas... Elle veut m'aider à couper les légumes et bien elle sort sa planche à découper et son petit couteau. Elle imite, elle apprend, elle est comblée dans son envie de faire seule.
Après il existe un tas de situations où elle ne peut faire seule et où l'on s'affirme (calme et ferme!)... Ex: on part au travail, et on ne peut pas se lever à 5h du mat pour la laisser faire!!! alors, voilà on la laisse faire en partie et au bout d'un moment on explique: "allez, je t'aide car on est en retard et faut vite partir ! ". Cela lui apprend aussi la gestion du temps, notion importante pour eux qui se développera petit à petit. Et pour certaines fois, pour d'autres raisons tel que sécuritaire ou autre, ils ne peuvent pas faire seul. Si les explications lui font entrer en colère, alors on accompagne la colère. Elle pleure, alors, on la prend ds nos bras (pour une colère contenue, souvent le cas) et on lui dit "oh tu n'es pas conteeeente dis donc!!" On écoute, on dit qu'on comprend, que, oui, ce n'est pas drôle..." Une fois les grosses larmes terminées... on en parle, on explique pourquoi (notre fameux rôle d'éducateur"). Pour la gestion des colères, Athela Solter, dans son livre "pleurs et Colères", a une approche qui convient vraiment bien à notre fille...
Voilà ce qui me vient à l'esprit en lisant votre message... J'espère vous avoir donné qques pistes de reflexion sur votre relation avec votre fille. Elle a des besoins. Une approche interessante est d'essayer dans la mesure du possible de combler les besoins de chacun dans son foyer. Il en résulte une harmonie familiale agréable...Voir son enfant évoluer ds cet univers est merveilleux: plein de confiance en lui, coopératif, compréhensif et de plus en plus respectueux d'autrui... Un bonheur à vivre, mais qui demande, à mon avis, de prendre du recul sur la façon d'éduquer les enfants dans notre société actuelle et qui demande énormément de patiente, d'écoute et de compréhension (...et de fermeté! ;o))).
Bonne continuation avec votre miss!
Céline
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chouckoala
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Re:Petite fille de 20 mois et ses colères - 2010/12/13 16:58je reviens avec un second poste pour les soucis de la nuit...
Par rapport à ce que vous racontez, j'ai comme l'impression que vous avez tout bien essayé : lui parler, lui expliquer, changer vos habitudes, vous adapter et pourtant rien n'y fait... Un grand chapeau déjà car vraiment autant chercher à comprendre son enfant est déjà énorme... Tant que vous vous poserez ces questions, vous etes sur la bonne voie...j'en suis sure!
Par rapport mes petites connaissances et petite expérience, je pense que votre petite a peut etre besoin de pleurer. Attention, quand je dis pleurer, c'est pleurer dans vos bras ou ceux de votre mari. (Jamais seule......je ne suis pas partisante de ce type de méthode de fonctionnement). En fait, je pense qu'elle aurait besoin de pleurer de manière contenue... Athela Solter parle d'"automatisme de contrôle". Il semblerait que vous, sa maman, soyez son moyen de se contenir. Elle va garder toutes ses émotions, ses douleurs, ses frustrations en votre présence et grace à vos bercements. Son papa la prend, elle hurle. Elle n'est pas en présence de son "automatisme de contrôle" et ..ça part en sucette avec lui. A cet âge, quand ça part en sucette, vous l'expliquez bien: elle tape des pieds, se cabre, hurle... La prendre dans ses bras et ne pas la laisser partir, c'est là qu'on parle de "colère contenue". Elle a certainement besoin que son papa la prenne dans ses bras et l'autorise à pleurer, à se vider. Cela peut paraitre violent de contenir son enfant, on a le sentiment de le priver de sa liberté...mais, vraiment, elle va à un moment céder et ne plus lutter pour pleurer des vraies chaudes larmes. Cet acte est libérateur pour l'enfant... à condition qu'il soit accompagné d'une énorme tendresse (bisous, caresses, etc)... et de paroles tendres et compréhensives "oh oui, tu es très triste...", "tu voudrais tellement que ta maman te prenne dans les bras....", etc... La nuit, à son premier réveil, il peut aller la voir, lui dire "dodo", "dodo"... et si elle commence à pleurer fort, très fort, son papa peut s'allonger ds son lit et la prendre dans ses bras et la maintenir en l'embrassant, en l'écoutant et en lui formulant des mots pour qu'elle se sente comprise et lui dire qu'il est bien là avec elle et qu'il l'aime profondement. Vous pouvez vous aussi en tant que maman le faire. Il faut trouver une position qui lui permette de se libérer, de pleurer à chaude larme dans vos bras. Zéro bercement...juste etre présent. Et lui dire "oh tu n'es pas contente, tu aimerais etre bercée...." "oh, c'est pas facile"... Au bout d'un moment qui pourra vous paraitre long, elle sombrera dans le sommeil profond...Il faudra attendre quelques bonne minutes, de la sentir lourde pour partir... Et répéter ça peut etre plusieurs fois avant de pouvoir instaurer un autre rituel de "rendormissement" plus calme...
Si vous décidez de faire ainsi, parlez lui en avant de la coucher: lui dire que si elle se réveille, vous viendrez lui faire un bisous pour l'aidre à se rendormir, vous viendrez la rassurer...resterez un petit peu pour qu'elle se sente en confiance et vous retournerez ensuite vous coucher. Et lui dire que si elle n'arrive pas à retrouver le sommeil, vous serez là et qu'elle peut vous raconter ce qu'elle a sur son petit coeur en pleurant...lui expliquer combien ça fait du bien de pleurer, même à nous adultes. Et que nous aussi on préfère pleurer dans les bras de quelqu'un qu'on aime... donc, elle peut pleurer dans les bras de papa (ou de maman.). Et que pleurer, ça fait du bien.
Cette auteur parle du phénomène du "biscuit cassé". C'est peu etre aussi une clé de compréhension du quotidien de votre fille. Peut etre ne pas attendre la nuit pour qu'elle se libère de ses tensions. Une lectrice explique bien ce qu'elle a compris ce phénomène: "Le phénomène du biscuit cassé a été une révélation pour moi. Il illustre les crises de colères souvent nommées caprices car on a la sensation que son enfant pleure pour « un rien », pour un motif qui ne justifie pas un tel emportement. Son explication est tellement logique, l’accumulation de tensions et frustrations puis l’enfant se met à pleurer pour un « biscuit cassé ». Il n’y voit là, qu’un prétexte, une occasion de se lâcher. Nous même, adulte, en vivons pas mal !! Un embouteillage qui nous met en retard, un client mécontent qui nous insulte au téléphone mais on prend sur nous pour le travail, puis on tombe sur une caisse qui n’avance pas au magasin alors qu’on a un repas à préparé et à l’arrivée, Chéri qui rentre avec des chaussures dégoûtantes, tache l’entrée et on explose !! On a trouvé un prétexte pour lâcher notre stress et notre mari se dira qu’on s’énerve pour « rien »…
Bref, voilà, je pense que votre minette a peut etre besoin de pleurer et se libérer.... Sinon, petite question: comment s'endort-elle le soir ? C'est aussi une des clé pour comprendre. L'enfant cherche en général, lors de ses micro réveils nocturnes, à retrouver la nuit le moyen avec lequel il s'est endormi.
J'espère vous avoir apporté une nouvelle piste de reflexion !!! ...à prendre, à laisser ou à adapter !!!
Bon courage
Céline
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chouckoala
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Re:Petite fille de 20 mois et ses colères - 2010/12/13 16:58je reviens avec un second poste pour les soucis de la nuit...
Par rapport à ce que vous racontez, j'ai comme l'impression que vous avez tout bien essayé : lui parler, lui expliquer, changer vos habitudes, vous adapter et pourtant rien n'y fait... Un grand chapeau déjà car vraiment autant chercher à comprendre son enfant est déjà énorme... Tant que vous vous poserez ces questions, vous etes sur la bonne voie...j'en suis sure!
Par rapport mes petites connaissances et petite expérience, je pense que votre petite a peut etre besoin de pleurer. Attention, quand je dis pleurer, c'est pleurer dans vos bras ou ceux de votre mari. (Jamais seule......je ne suis pas partisante de ce type de méthode de fonctionnement). En fait, je pense qu'elle aurait besoin de pleurer de manière contenue... Athela Solter parle d'"automatisme de contrôle". Il semblerait que vous, sa maman, soyez son moyen de se contenir. Elle va garder toutes ses émotions, ses douleurs, ses frustrations en votre présence et grace à vos bercements. Son papa la prend, elle hurle. Elle n'est pas en présence de son "automatisme de contrôle" et ..ça part en sucette avec lui. A cet âge, quand ça part en sucette, vous l'expliquez bien: elle tape des pieds, se cabre, hurle... La prendre dans ses bras et ne pas la laisser partir, c'est là qu'on parle de "colère contenue". Elle a certainement besoin que son papa la prenne dans ses bras et l'autorise à pleurer, à se vider. Cela peut paraitre violent de contenir son enfant, on a le sentiment de le priver de sa liberté...mais, vraiment, elle va à un moment céder et ne plus lutter pour pleurer des vraies chaudes larmes. Cet acte est libérateur pour l'enfant... à condition qu'il soit accompagné d'une énorme tendresse (bisous, caresses, etc)... et de paroles tendres et compréhensives "oh oui, tu es très triste...", "tu voudrais tellement que ta maman te prenne dans les bras....", etc... La nuit, à son premier réveil, il peut aller la voir, lui dire "dodo", "dodo"... et si elle commence à pleurer fort, très fort, son papa peut s'allonger ds son lit et la prendre dans ses bras et la maintenir en l'embrassant, en l'écoutant et en lui formulant des mots pour qu'elle se sente comprise et lui dire qu'il est bien là avec elle et qu'il l'aime profondement. Vous pouvez vous aussi en tant que maman le faire. Il faut trouver une position qui lui permette de se libérer, de pleurer à chaude larme dans vos bras. Zéro bercement...juste etre présent. Et lui dire "oh tu n'es pas contente, tu aimerais etre bercée...." "oh, c'est pas facile"... Au bout d'un moment qui pourra vous paraitre long, elle sombrera dans le sommeil profond...Il faudra attendre quelques bonne minutes, de la sentir lourde pour partir... Et répéter ça peut etre plusieurs fois avant de pouvoir instaurer un autre rituel de "rendormissement" plus calme...
Si vous décidez de faire ainsi, parlez lui en avant de la coucher: lui dire que si elle se réveille, vous viendrez lui faire un bisous pour l'aidre à se rendormir, vous viendrez la rassurer...resterez un petit peu pour qu'elle se sente en confiance et vous retournerez ensuite vous coucher. Et lui dire que si elle n'arrive pas à retrouver le sommeil, vous serez là et qu'elle peut vous raconter ce qu'elle a sur son petit coeur en pleurant...lui expliquer combien ça fait du bien de pleurer, même à nous adultes. Et que nous aussi on préfère pleurer dans les bras de quelqu'un qu'on aime... donc, elle peut pleurer dans les bras de papa (ou de maman.). Et que pleurer, ça fait du bien.
Cette auteur parle du phénomène du "biscuit cassé". C'est peu etre aussi une clé de compréhension du quotidien de votre fille. Peut etre ne pas attendre la nuit pour qu'elle se libère de ses tensions. Une lectrice explique bien ce qu'elle a compris ce phénomène: "Le phénomène du biscuit cassé a été une révélation pour moi. Il illustre les crises de colères souvent nommées caprices car on a la sensation que son enfant pleure pour « un rien », pour un motif qui ne justifie pas un tel emportement. Son explication est tellement logique, l’accumulation de tensions et frustrations puis l’enfant se met à pleurer pour un « biscuit cassé ». Il n’y voit là, qu’un prétexte, une occasion de se lâcher. Nous même, adulte, en vivons pas mal !! Un embouteillage qui nous met en retard, un client mécontent qui nous insulte au téléphone mais on prend sur nous pour le travail, puis on tombe sur une caisse qui n’avance pas au magasin alors qu’on a un repas à préparé et à l’arrivée, Chéri qui rentre avec des chaussures dégoûtantes, tache l’entrée et on explose !! On a trouvé un prétexte pour lâcher notre stress et notre mari se dira qu’on s’énerve pour « rien »…
Bref, voilà, je pense que votre minette a peut etre besoin de pleurer et se libérer.... Sinon, petite question: comment s'endort-elle le soir ? C'est aussi une des clé pour comprendre. L'enfant cherche en général, lors de ses micro réveils nocturnes, à retrouver la nuit le moyen avec lequel il s'est endormi.
J'espère vous avoir apporté une nouvelle piste de reflexion !!! ...à prendre, à laisser ou à adapter !!!
Bon courage
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Mystille
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Re:Petite fille de 20 mois et ses colères - 2010/12/16 08:56Bonjour !
Un immense merci pour votre réponse très complète qui m'a beaucoup apportée! Elle m'a montrée une vision des choses auxquelles je n'avais pas songé "le besoin de pleurer de manière contenue" par exemple. Je vais aussi me procurer les livres dont vous parlez afin de les lire car ils me semblent très intéressant. Votre réponse m'encourage dans la voie que je désire suivre avec ma fille. J'aime bien l'idée du "biscuit cassé" ça me semble très juste comme vision des choses. Depuis début novembre, date à laquelle j'avais posté ce message, nos nuits se sont améliorées doucement et notre situation a évoluée. Actuellement, nous nous sommes mises d'accord, je reste dans sa chambre à côté de son lit jusqu'à ce qu'elle s'endorme ensuite chacun dans son lit. Elle dort sans problème jusqu'à 5h15 du matin environ. Je trouve cela encore trop tôt à mon goût mais le fait de dormir plusieurs heures d'affilées sans être interrompue est déjà tellement appréciable... Enfin, ayant retrouvé un emploi ma fille passe désormais du temps toute seule avec son papa ce qui a contribué à améliorer leur relation car ils se connaissent mieux et lui réalise que l'autoritarisme ne mène pas bien loin. Ce que je trouve compliqué, avec quoi j'ai du mal, c'est que quand tout a échoué par exemple pour les gouttes dans le nez(ou pire un suppositoire), elle ne veut pas quelle que soit la manière de procéder (je lui ait proposé de faire elle-même, on en a mis à sa poupée, elle m'en a mis dans le nez, je lui ait expliqué pourquoi...) la seule solution me semble t-il qu'il reste est de la tenir de force pendant qu'elle se débat en tout sens en hurlant et lui mettre ses gouttes. De même pour le sirop, elle déteste que ce soit toute seule, ds un verre, à la pipette, au biberon, mélangé à un jus etc... elle le recrache toujours. Depuis que j'ai tapé mon message en novembre, elle tousse toujours autant et à toujours autant le nez qui coule, j'ai trop du mal à la forcer.... j'ai horreur d'en arriver là.
En tout cas encore merci pour vos réponses car parfois je me sens un peu seule dans mes choix et ma manière de procéder car mon mari ne s'y intéresse pas beaucoup et à tendance à reproduire les mécanismes de son éducation sans trop se remettre en question et mon entourage n'y adhère pas non plus. J'ai toujours le sentiment d'être en marge, en décalage total...
Bonne journée !
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